Les rôdeurs de la plaine (Flaming star, Don Siegel, 1960)

Une famille où la mère est indienne et le père est blanc est tiraillée au moment où une nouvelle guerre avec les Indiens est imminente.

Ce film avec Elvis ne ressemble pas à un film avec Elvis. D’abord, il n’y chante que dans le générique et dans la scène de fête familiale qui ouvre le film. Ensuite, l’oeuvre est d’un jusqu’au-boutisme pessimiste qui, même considéré dans le cadre général de la production hollywoodienne de l’époque, étonne. Don Siegel met en scène le drame de ce métis victime du rejet des différentes communautés avec la franche dureté qui lui est propre. Son découpage est sec, utilisant bien le Cinémascope, et les scènes d’action sont parsemées de notations très violentes comme lorsque le personnage de Presley cogne la tête d’un cow-boy qui a mal parlé à sa mère. Sans être un comédien exceptionnel et en dépit d’un brushing toujours impeccable (seule concession à son image), la star ne peine pas à être crédible dans le rôle de ce jeune homme ombrageux et très proche de sa maman. Quelques articulations de scénario un peu faciles n’empêchent pas Les rôdeurs de la plaine de s’avérer un très bon western, rappelant fortement lors de ses premières séquences La Prisonnière du désert sans avoir à rougir de la comparaison.

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