La surprise du chef (Pascal Thomas, 1976)

Un cuisinier provincial raté écrit à un brillant ami de jeunesse devenu rédacteur en chef à Paris.

Pascal Thomas prolonge ouvertement Les zozos puisque c’est la découverte de ce film qui plonge le personnage du cuistot dans la nostalgie et le conduit à écrire à l’ami de ses 20 ans. En faisant la part belle à des flash-backs épistolaires écrits dans une langue des plus savoureuses, le cinéaste paye aussi sa dette à Guitry. Ainsi, son cinéma estampillé « nouveau naturel » se pare d’atours littéraires. Le récit complexe car polyphonique apparaît parfois mécanique dans son déroulement mais n’en reste pas moins ancré dans la France profonde. Dans La surprise du chef, on note que les scènes de bouffe sont nombreuses, frappant tantôt par leur justesse concrète tantôt par leur drôlerie.

Bref, cette fable comique et amère sur l’amitié contrariée par la jalousie ravira les amateurs de la fantaisie réaliste emblématique des premiers films de Pascal Thomas même si La surprise du chef apparaît moins réussi que les opus précédents en raison aussi d’une distribution pas toujours à la hauteur. Si le parfait inconnu qu’est « Papinou » s’en sort plutôt bien, Hubert Watrinet manque de crédibilité en séducteur et fait regretter l’absence du grand Bernard Menez.

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