Napalm (Claude Lanzmann, 2017)

Cinquante-huit ans après avoir vécu une histoire d’amour avec une infirmière nord-coréenne, Claude Lanzmann revient à Pyongyang.

Ceux qui ont lu Le lièvre de Patagonie n’apprendront pas grand-chose en découvrant ce film où Lanzmann revient sur l’épisode le plus romanesque de ses mémoires. En revanche, Napalm est un film extraordinaire en ceci que des images saisies à la dérobée sont l’occasion de découvrir à quoi ressemble la Corée du Nord. Le début, où la caméra descend les avenues vides et ensoleillées de la capitale avec en fond sonore un très beau texte dit par l’auteur, est fascinant. Par la suite, Claude Lanzmann articule l’intime et le politique sans toujours éviter ni la complaisance à l’égard du dernier régime stalinien de la planète ni une certaine mégalomanie narcissique (la comparaison douteuse entre le « c’était ici » de Shoah et le lieu de son rendez-vous amoureux) mais cette impudeur qui se fiche du politiquement correct est inséparable de la folie qui fait tout le prix de cette confession où un vieil homme retourne filmer en Corée du Nord pour stimuler la réminiscence d’un amour hors du commun.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s