Les misérables (Riccardo Freda, 1948)

Tout le monde connaît l’histoire.

C’est inégal. A certains moments (la fuite du bagne, le regard de Fantine sur la place, la poupée de Cosette…), l’accord entre la dynamique caméra de Freda, le décor et les acteurs cristallise le sens de la scène avec une concision qui frôle la grâce. De plus, Hans Hinrich est un excellent Javert, faisant ressentir tout le drame du policier n’existant que par son devoir. Malheureusement, le budget restreint altère la qualité des séquences d’émeute de la dernière partie et, lorsqu’il s’agit d’incarner le monstre d’expérience et d’amour qu’est le vieux Valjean, Gino Cervi n’a pas le charisme nécessaire (contrairement par exemple à Harry Baur). D’où que, globalement, plus le film avance moins il passionne son spectateur; la fin mélodramatique insupporte carrément tant elle s’éternise alors que le récit souffre par ailleurs de gros raccourcis.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.