Monsieur Shosuke-Ohara (Hiroshi Shimizu, 1949)

A force de boire et d’être généreux avec ses co-villageois, le descendant d’une grande famille se retrouve ruiné.

Les flottements d’un récit dont on peine au début à discerner l’enjeu sont compensés par une mise en scène toujours aussi gracieuse. Par exemple, au détour d’une séquence, Shimizu attarde sa caméra sur un âne traversant un champ de riz; c’est gratuit, simple et magnifique. Son travail sur la profondeur de champ et la composition du cadre lui permet de traduire visuellement les situations dramatiques. Sa bienveillance totale empêche la caricature et la dérive mélodramatique. L’interprétation de Denjirô Ôkôchi fait naître l’émotion sans effet de manche. La fin magnifique, possiblement onirique, contrebalance joliment la triste déchéance montrée dans la dernière partie.

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