Vendémiaire (Louis Feuillade, 1918)

Pendant la Première guerre mondiale, divers exilés du Nord de la France se retrouvent à travailler dans une propriété viticole du Sud…

Pendant la première demi-heure, je me suis dit que son grand sujet avait haussé le niveau de l’inspiration du médiocre Feuillade. Non seulement, comme dans Les vampires, il y a un involontaire mais appréciable côté documentaire (l’exode fluvial et la fabrication du vin sont brièvement montrés) mais de surcroît, la grandeur simple des personnages archétypaux et le judicieux schématisme de la géographie touchent au mythe.

Malheureusement, la propagande inhérente à son projet amplifie la tendance démagogique de Louis Feuillade qui, trop vite, rabaisse son oeuvre en accumulant les poncifs aussi bien dans le récit que dans la direction d’acteurs. La sous-intrigue avec la fausse fille-mère est particulièrement révélatrice de la bassesse de sa vision. De plus, si la majorité de l’action a le mérite de se dérouler dans des décors naturels, on ne peut pas dire que la caméra les mette beaucoup en valeur. La technique de Feuillade est toujours aussi primaire.

Bref, Vendémiaire est peut-être le moins nul des longs métrages de Feuillade mais il déçoit.

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