Le village (M. Night Shyamalan, 2004)

Dans un village isolé, un jeune homme demande aux Anciens l’autorisation de traverser la forêt environnante réputée pleine de monstres pour aller chercher des médicaments…

L’idée de base est passionnante mais son développement narratif est alambiqué et repose sur l’esbroufe. La remarquable élégance formelle aide à supporter le visionnage de ce film terriblement creux.

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4 commentaires sur “Le village (M. Night Shyamalan, 2004)

  1. Je ne me souviens pas bien du film mais quand je l’avais vu en salles à sa sortie, j’avais trouvé très intéressante le rapprochement entre l’histoire qu’il raconte et (il me semble) l’intégration invisible des terroristes islamistes (ou de tout élément perturbateur) dans la structure de la société américaine. 9/11 n’était pas loin et la métaphore m’avait sauté aux yeux. Est-ce que tient toujours la route près de 15 ans plus tard ?

    • Oui, bien sûr, cette fable très conceptuelle donne à manger aux amateurs d’allégories sur l’Amérique, le 11 septembre et tutti quanti. Je ne les lisais pas mais je crois que les Cahiers du cinéma, grands défenseurs du film, ont écrit une palanquée d’articles là-dessus.

  2. Heeey, un de mes films préférés des années 2000 !

    Je serais bien en mal de le défendre correctement cela dit, à part en rameutant le spectre du 11 septembre (c’est clairement pas ça qui rend le film bon, mais son ambiguïté sur ce qu’il pense du modèle décrit, ni dans la condamnation ni dans la validation totale, décrivant plutôt une sorte de pourrissement déçu de l’utopie, me plaisait beaucoup).

    C’est surtout que j’y trouve une étrangeté continuelle et ravissante dans la forme et la narration, une horreur qui prend toujours des formes lunaires et poétiques (un peu à la Kyoshi Kurosawa, en fait, c’était leur grande époque), et puis surtout comblé par la façon dont le romantisme très pur du jeune couple envoie valdinguer le pitch et les configurations horrifiques du film pour en devenir, presque par surprise, le sujet principal, le premier élément fantastique. Et puis la découverte Bryce Dallas Howard, enfin (qui n’a malheureusement quasiment rien fait de génial ensuite…).

    Booon, tout ça est très vague.

    • effectivement, j’ai lu ton bel éloge…Pour ma part, je ne l’ai pas apprécié en tant que film romantique car je ne me suis pas intéressé au couple principal. Peut-être à cause de la vacuité de leur intrigue et de l’uniformité plombante du jeu des acteurs.

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