Monsieur N. (Antoine de Caunes, 2003)

En 1840, lors du retour des cendres de l’Empereur à Paris, un Anglais qui fit partie de sa garde se souvient des dernières années de Napoléon à Sainte-Hélène et s’interroge sur sa mort…

C’est avec une belle élégance qu’une hypothèse romanesque est échafaudée à partir des réelles zones d’ombre de l’Histoire. Le décor sud-africain, que l’on imagine ressemblant à Sainte-Hélène, est bien appréhendé par un découpage joliment classique et le récit mélange intelligemment intrigue mystérieuse, romance, affrontement entre le geôlier et son prisonnier, et réflexion sur la grande histoire. Le manque de souffle de la mise en scène et les inégalités de la distribution (les acteurs secondaires sont bons, notamment l’inattendu Roschdy Zem, mais Torreton fait du théâtre et Richard E. Grant est caricatural) empêchent Monsieur N. d’être un film beaucoup plus qu’intéressant mais son échec fut clairement immérité.

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