Madame et ses partenaires (Part time wife, Leo McCarey, 1930)

Un PDG tente de reconquérir sa femme délaissée en se mettant au golf.

Véritable ébauche de Cette sacrée vérité. On y retrouve l’intrigue mais aussi plusieurs détails tel l’importance d’un chien. On décèle aussi le talent de Leo McCarey pour le contraste émotionnel. Grâce à son attention à chacun des personnages et à son jusqu’au boutisme, il fait passer le spectateur de l’amusement à la poignante gravité à l’intérieur d’une même séquence sans que ça ne paraisse forcé. Les ruptures de ton les plus frappantes, tel le gazage du chien, ne sont pas artifices lacrymaux décorrélés du reste mais justifient l’oeuvre dans toute sa profondeur; ainsi l’improbable amitié entre un PDG et un gamin vagabond est-elle expliquée par une solidarité de coeur. Edmond Lowe n’a pas le génie comique de Cary Grant et le découpage n’est pas aussi fluide que celui du chef d’oeuvre de 1937 mais, pour un film de 1930, Madame et ses partenaires est un film aéré et dynamique. En dehors de Soupe au canard qui appartient autant aux Marx brothers qu’à son réalisateur, c’est, de loin, le meilleur long-métrage de McCarey d’avant L’extravagant Mr Ruggles.

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