Okoto et Sasuke (Yasujiro Shimazu, 1935)

Son jeune assistant tombe amoureux d’une professeur de shamisen aveugle.

La construction de ce mélodrame est assez bizarre dans la mesure où le drame, puissant, ne se noue qu’après pas mal de digressions qui montrent la professeur de musique, interprétée par l’excellente Kinuyo Tanaka, dans son école de musique et avec ses parents. Un aspect qui étonne, compte tenu de l’époque de l’oeuvre, est que l’héroïne tombe enceinte sans que personne ne sache le nom du père (pas même le spectateur) et que la narration ne s’en préoccupe guère. On acte que l’on va confier le bébé parce que la mère veut rester indépendante et on passe à autre chose. L’unité peine à se faire sentir dans cette oeuvre globalement terne mais les acteurs sont justes et le découpage soigné met en valeur la joliesse nippone (cerisiers en fleurs, façades de demeures traditionnelles…). Bref, c’est pas mal mais je n’en ferais pas un classique du cinéma japonais de l’époque.

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