The best offer (Giuseppe Tornatore, 2013)

Un commissaire-priseur misanthrope s’entiche d’une recluse souhaitant faire évaluer un riche patrimoine familial.

L’académisme maniériste de Tornatore s’est mué en splendide classicisme grâce à la finesse d’une narration qui prend son temps, à l’interprétation nuancée de Geoffrey Rush, à la fascinante beauté de Sylvia Hoeks et à une vertigineuse dernière partie qui transforme le suspense brinquebalant en romantisme infini. Les mouvements d’appareil virtuoses et les cadres amples sont toujours justifiés par le point de vue des personnages; l’éblouissement plastique est au diapason de l’action. Cette dilapidation formelle au service d’un récit sophistiqué où les retournements dévoilent les secrets des personnages fait de Giuseppe Tornatore un digne disciple de Sergio Leone d’autant que la musique de Ennio Morricone, en accord parfait avec les images, va parfois jusqu’à insuffler une dimension supplémentaire à ces dernières.

 

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