La nuit de la Saint Sylvestre (Lupu Pick, 1924)

La nuit de la Saint Sylvestre, un homme voit sa femme et sa mère se déchirer.

Comme d’autres films contemporains écrits par Carl Mayer -tels Le rail de Lupu Pick ou Le dernier des hommes de F.W Murnau-, La nuit de la Saint Sylvestre ne comporte aucun carton (en dehors de celui qui introduit le film). L’ambition est de raconter le drame uniquement à travers l’image. Malheureusement, l’absence de mots ne fait qu’exacerber l’arbitraire schématisme de ce drame. Il n’y aucun sens de la nuance. Le jeu des trois acteurs, extraordinairement outré, ramène l’oeuvre, qui se déroule en grande partie entre les quatre murs d’une cuisine, du côté du théâtre le plus fabriqué. L’ambition cinématographique des auteurs se manifeste à travers la mise en parallèle du drame avec les festivités du nouvel an, filmés avec une caméra aussi mobile que dans Le dernier des hommes. Toutefois, faute d’être dialectisée, cette mise en parallèle paraît artificielle. Bref, ce classique du Kammerspiel apparaît aujourd’hui bien poussiéreux.

3 commentaires sur “La nuit de la Saint Sylvestre (Lupu Pick, 1924)

  1. Hey Christophe ! « Le rail », tu avais eu l’occasion de le voir ? Ça donne quoi ?

    J’ai ça depuis des lustres sur ma liste de films à voir…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.