Charmants garçons (Henri Decoin, 1957)

Une danseuse de cabaret est courtisée par plusieurs hommes qui s’avèrent tous décevants.

Comédie qui tente de renouer avec la fantaisie de certain cinéma français d’avant-guerre voire tente de tutoyer les merveilles d’outre-Atlantique. Malheureusement, aussi méritant et sympathique soit-il, un quatuor Zizi Jeanmaire/François Périer/Daniel Gélin/Gert Froebe ne saurait rivaliser avec, disons, Danielle Darrieux, Albert Préjean, Julien Carette et Saturnin Fabre. A l’image d’une mise en scène dont l’application confine à la rigidité, ces acteurs manquent d’extravagance.

La multiplicité des enjeux et des personnages est au début source d’intérêt pour le spectateur mais finit par entraîner relâchement dans le rythme et dispersion dans le récit. L’escamotage du personnage de François Périer révèle le manque de rigueur de la construction dramatique. Un spectateur peu soucieux de la théâtralité des ficelles s’amusera quand même à plusieurs passages. Enfin, la couleur, qui aurait pu rehausser l’éclat de la fantaisie, fait littéralement pâle figure face au Techicolor américain.

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