Marie, légende hongroise (Paul Fejos, 1932)

La déchéance sociale d’une bonne mise enceinte. Quoique le sujet soit très mélo, la douceur du style de Paul Fejos atténue le pathos. La longueur assez exceptionnelle de ses plans fait qu’il a parfois été qualifié de précurseur de Mizoguchi. C’est quelque peu exagéré car c’est réduire le style du plus grand des cinéastes japonais … Lire la suite de Marie, légende hongroise (Paul Fejos, 1932)

Solitude (Paul Fejos, 1928)

Un ouvrier rencontre une standardiste à Coney Island. Autrement dit « Boy meets girl ». Solitude ne raconte ni plus ni moins que le début d’une histoire d’amour dans une grande ville moderne. Aucune réelle originalité (les scènes de kermesse sortent tout droit de L’aurore) mais une perfection technique de chaque instant. Ce chant du cygne du … Lire la suite de Solitude (Paul Fejos, 1928)

Fantômas (Paul Fejos, 1932)

Cette version de Fantômas réalisée par l’auteur du fameux Solitude est plus proche de Feuillade que de Hunebelle. Le ton y est grave. Le style porte encore la marque du cinéma muet. La mise en scène de la première partie dans le château est particulièrement maîtrisée, passant en revue tous les trucs du genre de … Lire la suite de Fantômas (Paul Fejos, 1932)

L’homme à la barbiche (Louis Valray, 1933)

Note dédiée à Paul Vecchiali Un homme mystérieusement traqué porte plainte… Dans ce premier moyen-métrage qu’il a écrit et réalisé, Louis Valray fait preuve d’une inventivité formelle qui le rapproche d’un Edmond T.Gréville. L’atmosphère énigmatique suscitée par un découpage éclaté -mais non gratuit car chaque raccord est justifié par l’action dramatique- rappelle aussi La nuit … Lire la suite de L’homme à la barbiche (Louis Valray, 1933)

Du samedi au dimanche (Gustav Machatý, 1931)

Le samedi soir venu, une dactylo accompagne sa collègue dans boîte fréquentée par des hommes riches. Aux côtés des Hommes le dimanche, de Treno populare ou de l’excellent Solitude, ce film tchèque s’inscrit dans ce courant des débuts du cinéma parlant qui, par sa légèreté et son côté documentaire, préfigurait les nouvelles vagues. Il y a un … Lire la suite de Du samedi au dimanche (Gustav Machatý, 1931)

L’impudente (Indiscreet, Leo McCarey, 1931)

Une femme tente de préserver sa petite soeur des assiduités de son ancien amant, coureur patenté. Les tares typiques des débuts du parlant que sont le statisme et la lenteur de la mise en scène sont compensées par la finesse de la dialectique entre attirance charnelle et gravité des sentiments qui préfigure les plus beaux chefs d’oeuvre … Lire la suite de L’impudente (Indiscreet, Leo McCarey, 1931)

Dimanche d’août (Luciano Emmer, 1950)

Un dimanche d’août, des Romains divers et variés vont à la plage. Ce film néo-réaliste réalisé par un documentariste est dénué des oripeaux sociaux-politico-démago qui encombrent tant de films de ce courant. Reste un panorama honnête et historiquement intéressant de certaine couche populaire de l’Italie d’après-guerre. Les scénaristes ont dans l’ensemble entremêlé leurs nombreuses intrigues … Lire la suite de Dimanche d’août (Luciano Emmer, 1950)