Mon épouse et la voisine (Heinosuke Gosho, 1931)

Un dramaturge est soi-disant empêché d’écrire par le bruit que font sa femme, ses enfants et sa voisine chanteuse de jazz.

Ce premier film parlant japonais est une comédie domestique qui contient quelques gags amusants et inventifs (dans leur exploitation du son notamment) mais qui pèche par lenteur et par absence quasi-totale de récit.

La croix du sud (André Hugon, 1931)

Une jeune fille partie avec son père anthropologue dans le Sahara est enlevée par des pillards du désert…

La croix du sud est un film assez typique de André Hugon dans la mesure où l’ambition est aussi visible que mal concrétisée. C’est un mélange de film d’aventures et de documentaire. Quoique essentiellement folklorique (mais respectueux), l’aspect « documentaire » demeure le plus intéressant notamment grâce à une utilisation originale du commentaire textuel, hérité du cinéma muet, sur les images de la fiction. Un découpage pour le moins incertain nuit à l’intensité dramatique recherchée par ailleurs mais il y a quelques plans pas mal.

La terreur des Batignolles (Henri-Georges Clouzot, 1931)

Un cambrioleur est surpris par un couple qui rentre plus tôt que prévu pour se suicider.

Pour ce premier film, Clouzot a refait un court-métrage de Jacques de Baroncelli sorti en 1916 et dont l’idée de départ était astucieuse. Il en a modifié le dénouement, en accentuant l’humour noir, et a fait preuve d’une inventivité visuelle au service de l’oeuvre. Bref, c’est déjà très bien.