Châteaux en Espagne (René Wheeler, 1954)

La secrétaire d’un homme mort dans l’avion pour Madrid s’entiche du frère de ce dernier, torero de son état.

René Wheeler tente un truc en mélangeant romanesque et documentaire mais ça ne fonctionne pas du tout car la mise en scène sans éclat ne restitue aucunement la fougue latente du sujet. Même Danielle Darrieux a l’air de s’ennuyer.

Une Parisienne (Michel Boisrond, 1957)

La fille d’un président du conseil s’entiche du directeur de cabinet de son père qui est un invétéré séducteur.

Malgré la présence de Brigitte Bardot, Une Parisienne n’est qu’un très pâle ersatz français de comédie de remariage à cause, en premier lieu, d’une écriture extrêmement paresseuse.

Storm center (Daniel Taradash, 1956)

Dans une petite ville américaine, la bibliothécaire est soumise à la pression du conseil municipal qui veut lui faire retirer « Le rêve communiste » de ses rayons.

Leçon d’éducation civique assez bien menée dans ses deux premiers tiers; la dernière partie sent l’artifice de scénariste à plein nez. Bette Davis fait son numéro. La mise en scène est terne à tel point que, jusqu’à l’évocation des Pères fondateurs, j’ai cru qu’il s’agissait d’un film anglais.

They rode west (Phil Karlson, 1954)

Un chirurgien frais émoulu se pointe dans une garnison de cavalerie aux prises avec les Indiens.

Malgré un dénouement un peu facile, l’opposition entre le chirurgien humaniste et l’officier intransigeant est plus subtilement menée qu’il n’y paraît. Ainsi, les désastreuses conséquences des bonnes intentions du héros sont bien montrées. Les ficelles -notamment la schématique caractérisation des personnages- sont quand même trop épaisses pour nous passionner d’autant que les acteurs sont loin d’être sensationnels et que, quoiqu’en disent certains, Phil Karlson n’est pas un metteur en scène très intéressant. Il n’y a qu’à comparer la façon, banale, dont il filme les cohortes de tuniques bleues dans l’Ouest à celle de John Ford pour s’en rendre compte. Bref, bof.