En avant (Dan Scanlon, 2020)

Deux frères partent dans la quête d’un artefact magique pour ressusciter leur père le temps d’une journée.

Des trésors d’émotion et de finesse (la façon dont le film arrive à faire exister des personnages aussi laidement dessinés est une prouesse) bien dignes de Pixar malheureusement partiellement gâchés par l’hystérie de l’écriture. Comme si les auteurs du studio avaient désormais pris acte que capter l’attention de leur vaste public doit désormais passer par l’empilement de rebondissements, poursuites et combats sans objet et très influencés par les jeux vidéos (la manette fait alors défaut). Les courses-poursuites, qui constituaient le morceau de bravoure dans les films de Pixar des années 2000, sont désormais assommantes à force d’être artificiellement accumulées. A noter: une musique variée et soignée dans son orchestration, ce qui devient suffisamment rare pour être notée.