Les aventures de Hadji (Don Weis, 1954)

A Ispahan, un barbier s’éprend d’une princesse hautaine…

Démesurément encensé par une certaine frange de la cinéphilie française des années 50 (les Mac-Mahoniens notamment), Hadji Baba n’est ni un chef d’oeuvre absolu ni un ridicule navet. C’est un film d’aventures kitsch, superficiel mais aussi mouvementé, fantaisiste, riche en péripéties et qui se distingue par un érotisme violent. A l’opposé de toute niaiserie, les personnages y sont mus par des désirs impérieux. Outre la magnifique Elaine Stewart qui joue la princesse, le film est plein de seconds rôles féminins en tenue affriolante parfois interprétés par des playmates ou des pin-ups. Ainsi, l’idée des amazones évadées du harem est peut-être la meilleure du film. C’est en tout cas la plus agréablement surprenante.