Merrily we go to Hell (Dorothy Arzner, 1932)

Un riche héritière épouse un dramaturge alcoolique.

Pour moi, le film échoue dans la mesure où à peu près rien ne compense la veulerie trop systématique du personnage de Frederic March, ce qui annihile la crédibilité de l’amour que lui porte sa jeune épouse. Sinon, le découpage est assez fluide.

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Dance, girl, dance (Dorothy Arzner, 1940)

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Une jeune danseuse essaye de vivre de son art sans pour autant se compromettre dans des spectacles de bas étage et tombe amoureuse d’un riche divorcé.

On y voit Maureen O’Hara toute jeunette avant qu’elle ne devienne l’égérie de John Ford mais c’est quand même pas terrible du tout parce que la faiblesse de l’intrigue n’a d’égale que celle des numéros musicaux, ce qui, pour un musical, est assez embêtant. Pour rendre regardables les séries B musicales de la RKO, il fallait au moins le génie d’un Fred Astaire. Et encore.

Anybody’s woman (Dorothy Arzner, 1930)

Suite à une nuit d’ivresse, un avocat divorcé épouse une cliente accusée d’outrage à la pudeur.

Derrière la verdeur de cet argument, Anybody’s woman est en fait bien pusillanime. Passé le célèbre plan où Ruth Chatterton apparaît en bas affalée sur un fauteuil, son personnage se comporte comme une parfaite épouse, ce qui émousse la dramaturgie d’un film par ailleurs handicapé par le statisme et la lenteur d’une mise en scène typique des débuts du parlant. Dorothy Arzner est loin de faire preuve de la même verve que Ernst Lubitsch, Frank Capra et Harry d’Abbadie d’Arrast à la même époque. C’est peut-être pour ça qu’elle est tombée dans l’oubli.