Une fille pour l’été (Edouard Molinaro, 1960)

Pendant l’été sur la côte d’Azur, un peintre entretenu par une rombière s’entiche d’une jeune fille de peu.

Ramassis de poncifs décharné où Micheline Presle est bien, comme toujours.

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A gauche en sortant de l’ascenseur (Edouard Molinaro, 1988)

Le rendez-vous d’un peintre avec sa potentielle maîtresse est compromis par les scènes de ménage de ses voisins.

L’idée de Gérard Lauzier, qui a adapté sa propre pièce, est d’accumuler les situations créant des malentendus pour retarder le rencard du personnage de Pierre Richard. Affaire d’écriture autant que de mise en scène puisque c’est des interactions entre les personnages et le décor dans lequel ils évoluent que viennent la plupart des obstacles. Le burlesque vaudeville est brillamment agencé jusqu’à l’apparition du pistolet. Là, on sent l’artifice du narrateur pour relancer sa machine à bout de souffle. Les couleurs sont vives comme celle d’une bande dessinée belge et Edouard Molinaro filme le tout avec des mouvements d’appareil qui accélèrent le rythme. Emmanuelle Béart, alors jeune et mimi, passe l’intégralité du film en petite tenue. Bref, c’est sympa.

L’homme pressé (Edouard Molinaro, 1977)

Un marchand d’art toujours pressé se marie à une rivale en affaires.

Le vertige métaphysique du brillant roman de Paul Morand en prend un coup dans ce film produit par l’égocentrique Alain Delon (la fin où la jeune fille se précipite sur lui, Duchaussoy plus faire-valoir que jamais) et réalisé par le système de pilotage automatique Edouard Molinaro. L’adaptation cinématographique était certes difficile à envisager mais l’intrigue du livre a été respectée. A l’arrivée, on se retrouve avec une sorte de comédie dramatique souvent plaisante qui ne semble guère à la hauteur de son sujet mais qui a le mérite de filer vite, presque aussi vite que son héros.

Mon oncle Benjamin (Edouard Molinaro, 1969)

Peu de temps avant la Révolution française, les tribulations d’un médecin ripailleur jouisseur ridiculisant les nobles et courtisant une jolie vierge cloisonnée par son père.

Si Marilyn Monroe est la star américaine par excellence, Claude Jade est la plus pure incarnation de la beauté française. Elle n’a jamais eu vocation à faire la couverture des magazines en papier glacé, elle n’a rien d’une icône, c’est la parfaite fille d’à côté. Chez elle, l’élégance naturelle et les bonnes manières n’entravent jamais un soupçon de candeur provinciale. Que ce soit celui d’une fille ou d’un film, le charme est d’autant plus irrésistible qu’il ne s’explique pas. On pourrait lister les qualités de Claude Jade: les yeux clairs, la poitrine généreuse, la frimousse pimpante, la voix douce…,on n’aurait pas percé le secret de Claude Jade, cet érotisme à l’opposé des sophistications hollywoodiennes, discret mais franc, cette beauté simple, naturelle, quotidienne pourrait-on dire, quotidienne mais inépuisable.