Des pieds et des mains (Gaston Ravel, 1915)

Un homme fait une cour désespérée à une femme du monde…

Seuls les mains et les pieds des personnages sont filmés. Ce volontarisme formel qui préfigure les travaux de l’avant-garde française aussi bien que ceux de Robert Bresson évacue la théâtralité latente de l’intrigue. Une certaine beauté plastique émane de ce ballet de mains et de pieds mais il n’y a que dans une poignée de séquences -celle de la voiture surtout- que le dispositif apparaît arbitraire. Intéressant.

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