La femme en ciment (Gordon Douglas, 1968)

Ayant découvert une femme encimentée lors d’une partie de plongée, le détective Tony Rome est à nouveau entraîné dans une sale histoire…

La désinvolture devient du laissez-aller. C’est patent dans la conduite de l’intrigue. Il reste des dialogues toujours aussi amusants et des filles sexy, en tête desquelles Raquel Welch.

Rogues of Sherwood forest (Gordon Douglas, 1950)

Richard Coeur de Lion décédé, son frère le prince Jean reprend le pouvoir mais le fils de Robin des bois compte bien défendre la population opprimée.

C’est soi-disant une suite mais l’histoire reste identique: le fils de Robin s’appelle aussi Robin, il se réfugie dans la forêt de Sherwood pour combattre le prince Jean aux côtés des joyeux compagnons Frère Tuck, Petit Jean et Will l’Ecarlate et il convoite toujours une lady Marianne. Comment faire du vieux avec du neuf. A part ça, sans arriver à la cheville du chef d’oeuvre de 1938, cette quasi-série B de la Columbia est un film vif et coloré qui romance intelligemment la naissance de la magna Carta (seule innovation narrative de cette suite). John Derek n’est pas Errol Flynn mais ses talents de bretteur sont honorables, il y a pas mal d’action et Gordon Douglas, en plus d’être très concis dans son découpage, a le sens du détail cruel qui pimente les séquences de duel.

Les loups dans la vallée (The big land, Gordon Douglas, 1957)

Après la guerre de Sécession, un cow-boy Texan aide des fermiers du Kansas à construire une gare pour pouvoir vendre son bétail à d’autres marchands que les rapaces du Missouri.

Malgré des transparences hideuses et une musique parfois pléonastique, Les loups dans la vallée est un très bon western qui témoigne d’autant mieux des vertus du genre qu’il est dénué du génie d’un auteur. Entremêlant avec un admirable naturel relents de la guerre de Sécession, convoyage de bétail, avancée du chemin de fer et histoire d’amitié rédemptrice qui préfigure Rio Bravo, le récit est d’une grande variété dramatique. Toutefois, l’absence de mise d’accent sur l’un ou l’autre de ces aspects fait que le tout demeure un peu superficiel malgré quelques éclats de la mise en scène notables dans les séquences violentes ou tristes. La virilité un tantinet maniérée de Alan Ladd apporte aussi une touche de singularité. C’est un des rôles qui justifient le mieux sa réputation de star du genre.

Face au châtiment (The Doolins of Oklahoma, Gordon Douglas, 1949)

Bill Doolin, le chef de la Horde sauvage, s’est amouraché de la fille d’un notable mais son gang ne veut pas être abandonné…

La vivacité de la mise en images permet de passer outre la convention un peu affadissante du scénario et le manque de crédibilité de Randolph Scott en bandit.

 

 

La diligence vers l’Ouest (Stagecoach, Gordon Douglas, 1966)

Une diligence avec à son bord une prostituée, un bandit, un docteur alcoolique, un banquier, et un joueur part vers l’Ouest à travers les territoires indiens…

Remake habile et parfaitement inintéressant du grand classique de John Ford. Les vertus de concision de l’original ont laissé place à une lourde explicitation des caractères et des enjeux dramatiques, bien dans l’air du temps.

Le trésor des sept collines (Gordon Douglas, 1961)

Deux chasseurs de fourrures qui ont par hasard découvert de l’or sont menacés par des voleurs divers et variés.

Sobre dans ses effets, précis dans son découpage, nuancé dans sa narration, Le trésor des sept collines s’inscrit dans une des plus belles traditions du western: celle des fables sur la soif de l’or auxquelles le réalisme mythique propre au genre fournit un écrin lumineux de simplicité. Un bémol tout de même: le noir et blanc, étonnant compte tenu de l’année de sa production, ne rend pas justice aux somptueux paysages dans lesquels il se déroule (Grand canyon, Monument Valley…).