Ciel pur (Grigori Tchoukhraï, 1961)

Pendant la Grande guerre patriotique, une ouvrière tombe amoureuse d’un aviateur qui disparaît après lui avoir fait un enfant.

Ciel pur commence comme un mélo exacerbé par des couleurs dignes de Colonel Blimp avant de surprendre en prenant la tournure d’une critique du totalitarisme stalinien où l’injustice de l’état vis-à-vis des héros de guerre est sombrement montrée. Politiquement, Tchoukhraï retombe sur ses pattes en louant la politique de dégel mise en oeuvre par le maître de l’URSS d’alors: Khrouchtchev.

Le quarante-et-unième (Grigori Tchoukhraï, 1956)

Leur bateau s’étant échoué sur une île déserte, une révolutionnaire bolchevik chargée d’amener un blanc au comité central tombe amoureuse de son prisonnier.

Cette nouvelle adaptation de la nouvelle de Lavrenec convainc moins que le film de Protozanov parce que le schématisme est moins acceptable dans un film parlant que dans un film muet. Et en trente ans, le cinéma soviétique n’a guère gagné en finesse: le film de Tchoukraï est plus lourd et moins concis (la durée a presque doublé) que celui de Protzanov et Izolda Izvitskaya est moins jolie que Ada Voïtsik. Les images en Sovietcolor sont assez belles sans être les plus impressionnantes qu’ait capturées le grand Sergueï Ouroussevski.