Bonnes à tuer (Henri Decoin, 1954)

Thriller psychologique assez standard vu l’époque. Un « héros » cynique avec une construction alambiquée en flash-backs qui souligne son immoralité. C’est, comme on aurait pu le supputer, assez proche de La vérité sur Bébé Donge sans en avoir l’implacable noirceur ni la finesse d’analyse pyschologique, Bonnes à tuer étant avant tout un huis-clos à suspense. A part une exposition un peu longue, l’ensemble est plutôt bien mené et joliment filmé même si peu surprenant. A noter tout de même une séquence à la stylisation inattendue et du plus bel effet.