La souris qui rugissait (Jack Arnold, 1959)

Le duché du Grand Fenwick, plus petit pays du monde, décide de déclarer la guerre aux Etats-Unis afin de perdre cette guerre et de bénéficier d’un plan Marshall qui remplirait les caisses de l’état.

Réalisé en pleine guerre froide, La souris qui rugissait est une satire dont le point fort est un scénario adapté de l’écrivain Leonard Wibberley fertile en rebondissements cocasses. Le ton n’a pas la lourdeur de celui de Dr Folamour, l’humour est basé sur un sens tranquille de l’absurde typiquement anglais. Dommage que la mise en scène soit statique et essentiellement illustrative, ce qui rend le film parfois ennuyeux. Un film amusant.

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L’homme qui rétrécit (Jack Arnold, 1957)

Le titre est un parfait résumé du film.

Et pourtant celui-ci ne cesse de surprendre. C’est que l’idée de base, loin de stériliser l’inventivité des auteurs, entraîne les idées de mise en scène. L’environnement du héros est le moteur de la narration. Un canapé, une paire de ciseaux, une araignée, une maison de poupée…sont autant d’éléments concrets générateurs de péripéties et qui font de L’homme qui rétrécit un formidable film d’aventures. Une buanderie devient un territoire aussi riche de possibles que l’Amazonie. D’une façon élémentaire donc implacable, L’homme qui rétrécit montre que l’homme possède en lui les ressources intellectuelles et morales lui permettant de maîtriser n’importe quel environnement hostile. On appréciera également la fin -aussi logique qu’inattendue- qui donne une portée cosmique à ce poème humaniste. L’homme qui rétrécit est véritablement une quintessence de la « série B » américaine.