La dame d’onze heures (Jean Devaivre, 1947)

Un explorateur accueilli chez des amis riches enquête sur des lettres anonymes puis des meurtres…

Polar baroque et échevelé à l’inventivité formelle et narrative assez exceptionnelle dans le cinéma français des années 40. Les trouvailles commencent dès le tout-début puisqu’en lieu et place du générique, le spectateur a droit à une version abrégée et commentée du film qu’il va voir, ce qui le propulse dans une atmosphère de mystère comme le ferait le quatrième de couverture d’un roman policier anglais. Tout ça est assez superficiel -les auteurs usent de moyens compliqués pour raconter des histoires convenues- mais plaisant d’autant que les acteurs -en tête desquels Paul Meurisse, dégingandé et alerte émule de Rouletabille- sont parfaits.

Publicités