Agence matrimoniale (Jean-Paul Le Chanois, 1952)

Un vieux garçon hérite d’une agence matrimoniale.

Du sous-Becker. Il y a une ambition documentaire mais elle est matérialisée par l’énonciation de banalités vaguement sociologique plus que par des détails concrets. A l’exception notable des passages en voix-off, la mise en scène est d’une décevante platitude. La construction narrative souffre d’un manque de rigueur qui engendre de la redondance d’informations donc de l’ennui (ex: le héros qui met un quart d’heure à piger ce que le spectateur sait déjà). Le ton aurait sans doute gagné à être plus comique car les notations pathétiques ressortent du larmoiement paternaliste typique de la qualité française (alors qu’en dehors de ça, Agence matrimoniale ne saurait être affilié à la sinistre tendance circonscrite par Truffaut). Quant à la niaiserie sentimentale de l’intrigue principale, elle est hors de propos. Bref, j’aurais aimé aimer mais ce n’est franchement pas terrible.