Cet homme est dangereux (Jean Sacha, 1953)

Un agent du FBI infiltre un réseaux de malfaiteurs qui opère en France.

L’intrigue est effroyablement compliquée mais la violence brutale, le montage vif et les cadrages relativement inventifs étonnent agréablement de la part du réalisateur du morne Fantômas. L’absence totale d’arrière-plan social comme de vraisemblance psychologique fait que cette série noire fonctionne uniquement en circuit fermé, le circuit des codes du polar; ce qui lui donne, malgré sa dureté, une dimension parodique et vaine qui préfigure James Bond. D’ailleurs, dans le genre cogneur macho buveur d’alcool fort, Eddie Constantine vaut bien Sean Connery. Et Jean Sacha s’avère ici plus talentueux que Terence Young ou Guy Hamilton.

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Fantomas (Jean Sacha, 1947)

La lutte entre Fantomas et la police à Paris.

Il faut de la fantaisie, de l’imagination, du style et/ou de l’humour pour rendre ces histoires ineptes de « génie du crime » un tant soit peu intéressantes. Tout cela fait cruellement défaut dans ce film terne réalisé par Jean Sacha. Cette version n’a d’autre intérêt que la prestation d’Alexandre Rignault en commissaire Juve. Quoique le film ne soit pas comique, son jeu est étonamment similaire à celui de Louis de Funès qui accèdera à la célébrité une quinzaine d’années plus tard en reprenant ce rôle. C’est à se demander si ce n’est pas conscient de la part des auteurs du remake.