Légitime violence (Rolling thunder, John Flynn, 1977)

Un vétéran du Viêt-Nam veut éliminer les chicanos qui ont massacré sa famille…

Film de vengeance dont l’exposition, qui montre tout ce qu’a perdu le vétéran lorsqu’il revient chez lui, touche par la justesse de son traitement. L’outrance de la suite, aussi vraisemblable qu’un téléfilm de Chuck Norris, nous laisse partagés entre le rire et la stupéfaction devant l’absence totale de surmoi des auteurs (c’est Paul Schrader au scénario). La folie latente des héros est toutefois rendue sensible par le jeu subtilement décalé de Tommy Lee Jones. En définitive, Rolling thunder est un plaisant film d’exploitation auquel il manque un point de vue cohérent (si l’oeuvre a pour sujet l’impossible réinsertion des anciens du Viet-Nâm, à quoi rime la scène entre le flic et les truands?) pour se hisser à la hauteur des grands films sur les fracassés du Viêt-Nam que sont RamboLa blessure ou Les guerriers de l’enfer.

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Echec à l’organisation (The outfit, John Flynn, 1973)

A sa sortie de prison, un homme rackette l’organisation qui a assassiné son frère et complice…

Polar hyper-archétypé dans le genre que Phil Karlson et Don Siegel réalisaient à la Columbia. Comme c’est réalisé dans les années 70 et non dans les années 50, le métrage est sensiblement plus long. De plus, le découpage des scènes d’action esquive les difficultés plus qu’il ne s’y coltine et de ce fait accentue le caractère conventionnel des situations représentées. La facilité -merci les ellipses du montage- avec laquelle les deux héros échappent systématiquement à leurs poursuivants divers et variés finit par nous désintéresser de leur sort. Heureusement, Robert Duvall est bien et c’est toujours un plaisir de revoir Robert Ryan. A réserver aux aficionados du genre.