Limbo (John Sayles, 1998)

En Alaska, une chanteuse de bastringue tombe amoureuse d’un pêcheur au mystérieux passé.

Les personnages sont attachants et les acteurs sont bons mais le récit manque de rigueur dramatique; la transition vers le film de survie est mal amenée et le parallèle avec la famille de pionniers est poussif. Bref, ça se laisse regarder mais ça aurait pu être mieux.

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Baby it’s you (John Sayles, 1983)

Dans les années 60, une lycéenne se laisse séduire par un kéké d’origine italienne.

L’utilisation des chansons y est parfois illustrative mais, grâce notamment à l’aura juvénile de Rosanna Arquette et au goût de John Sayles pour les plans longs, cette bluette adolescente montre avec une belle justesse la joie spontanée d’une lycéenne qui danse devant sa glace sur les Supremes, son évolution intellectuelle entraînée par le déménagement sur un campus et le poids des classes sociales dans son premier amour.

Lone star (John Sayles, 1996)

Dans une ville texane près de la frontière mexicaine, l’impromptue découverte d’un squelette réveille des histoires vieilles de trente ans…

A situer quelque part entre Robert Altman et Yves Boisset, Lone star est un polar choral tout ce qu’il y a de plus artificiel. L’intrigue est reine et l’auteur ne recule pas devant les coïncidences les plus grossières pour la boucler. Les personnages sont schématiques au possible (pauvre Kris Kristofferson!), la mise en scène grossière, le discours (« les héros ne sont pas parfaits, le racisme c’est mal ») convenu. Reste une poignée de jolis moments dûs à certains acteurs, notamment Elizabeth Peña.