Pirates et guerriers (King Hu, 1975)

Sous l’empire Ming, des pirates japonais ravagent les côtes chinoises. L’empereur envoie des guerriers mettre fin aux exactions des pirates.

Le film n’en raconte pas plus que ces deux phrases. Les personnages n’ont aucune consistance. Pirates et guerriers est une succession de combats rapprochés, de plus montés sans souci de continuité. Il n’y a pas de transition entre les séquences. D’où l’impression de confusion qui vient se superposer à l’impression d’ennui.

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Raining in the mountain (King Hu, 1979)

Dans la Chine médiévale, différentes personnes convoitent le poste de chef d’un monastère bouddhique. Il conspirent, se trahissent mais surtout se foutent sur la gueule.

Pendant deux heures. Difficile de s’intéresser à l’histoire qui ne dépasse le stade de l’anecdote que pour dispenser des messages niaiseux à base de « sagesse » bouddhiste. Restent les combats d’arts martiaux malheureusement réalisés sans le moindre souci de continuité. Les raccords peu clairs sont peut-être voulus mais ne créent qu’une impression de confusion. D’une manière générale, la mise en scène est franchement kitsch; « kitsch » au sens « ringard » et non au sens « baroque désacralisé ». L’hirondelle d’or tourné une dizaine d’années auparavant par le même King Hu alors que le cinéaste n’avait pas encore été récupéré par les festivals occidentaux est un film bien plus réussi, ne se payant pas de prétentions intellectuelles et épuré comme un western de Boetticher.