Trafic à Saïgon (Leslie Fenton, 1948)

A Saïgon, après la guerre, trois soldats de l’aviation dont un condamné à mourir dans les deux mois qui suivent à cause d’un bout de ferraille dans sa tête entreprennent une mission pour un trafiquant louche.

Un scénario qui, en plus d’accumuler les poncifs, est parfaitement incohérent.

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Smith le taciturne (Whispering Smith, Leslie Fenton, 1948)

Un détective engagé par la compagnie des chemins de fer est partagé entre son sens du devoir et son amitié avec un fermier qu’il soupçonne de cacher les pilleurs de train.

Le scénario présente des personnages intéressants car leurs motivations sont multiples. Il est simplement dommage que le héros, joué par Alan Ladd, soit pur et parfait au delà de toute vraisemblance; cela donne au film un côté niais dont il se serait bien passé (Whispering Smith n’est pas Shane).  De plus, la matière dramatique est intéressante mais le développement narratif est somme toute basique. Il n’y a pas de point de vue donc il n’y a pas de mystère. Un exemple: le fait de voir Robert Preston participer à un braquage enlève de l’intérêt à la scène suivante qui confronte Smith à l’épouse du fermier, tous deux ignorant où est parti Preston et s’interrogeant sur son comportement. Le spectateur, lui, sait déja et s’ennuie. La mise en scène est purement fonctionnelle. Whispering Smith reste tout de même un bon film, représentatif de la santé d’un art d’usine au sommet plus que du style d’un auteur.