Les poings dans les poches (Marco Bellochio, 1965)

Un jeune homme de bonne famille un brin dérangé dans sa tête organise l’extermination de sa famille.

Attention, film scandaleux! L’auteur OSE filmer un matricide. Ce qui lui a permis d’offrir à son premier film une petite réputation lors de sa sortie en 1965. C’est que ce n’est clairement pas le style de son metteur en scène qui distingue Les poings dans les poches (son prix obtenu au Festival de Locarno demeure pour moi une énigme). Entre platitude académique et hystérie opératique, la mise en scène est vague et imprécise. La pesanteur des intentions anti-bourgeoises n’a d’égal que l’absence de regard net de la part du réalisateur sur son sujet. Un film d’adolescent en somme. Mais un adolescent sans fièvre, sans passion. Un adolescent franchement chiant.

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