Je donnerais un million (Mario Camerini, 1935)

Un milliardaire dégoûté par ses semblables rencontre un clochard désespéré alors que tous deux allaient se jeter au fleuve. Le milliardaire dit à son nouvel ami qu’il serait prêt à donner un million à qui lui redonnerait foi en l’humanité.

L’idée de départ est donc marrante. La scène d’introduction rappelle celle des Lumières de la ville. On aurait pu croire à une comédie grinçante façon Dino Risi trente ans avant l’heure. Malheureusement, on a en fait affaire à un film plat et niais, typique de l’ère fasciste. Le charme de Vittorio De Sica acteur ne suffit pas. Comme dans d’autres comédies de la période, la morale est un peu rance: il est bon que chacun reste à sa place. Ici, la fête foraine suffit aux prolos.