Taking off (Milos Forman, 1971)

Autour de 1970, des parents dont les enfants fuient le foyer pour rejoindre des musiciens se réunissent pour faire face au problème.

Premier film américain de Milos Forman, Taking off a beaucoup vieilli car il a pour sujet un fait de société circonscrit aux deux ou trois années ayant suivi 1968: les fugues massives d’ados hippies aux Etats-Unis. Milos Forman et son scénariste Jean-Claude Carrière, deux auteurs européens qui découvraient alors les Etats-Unis, ont visiblement plus chercher à capter un instant qui les intriguait qu’à oeuvrer pour la postérité. Le récit est très faible. Des séquences de fumette succèdent à des séquences d’auditions musicales sans souci de rythme ou de progression dramatique. De par la longueur de ses séquences, de par son montage éclaté, Taking off s’apparente plus aux films tchèques de Forman qu’à ses films américains ultérieurs. Le tout a beau être nimbé d’une certaine ironie, seule une poignée de belles séquences représentant les rapports entre parents et les adolescents reste intéressante par delà les années.