Les dernières vacances (Roger Leenhardt, 1948)

c’est devenu un lieu commun que de dire d’un film qui nous a touché « c’est un des plus beaux films jamais tournés sur l’enfance ». Pourtant, ce qui frappe dans le film de Roger Leenhardt, c’est bien, outre les personnages apparemment vus et revus (campés par d’excellents inconnus) qui trouvent leur vérité au fil d’une narration aussi fine qu’évocatrice, la justesse de la suggestion du difficile mais inéluctable passage à l’âge adulte et le charme nostalgique de l’évanescente évocation du vert paradis des amours enfantines.

Un chef d’oeuvre véritablement à part dans le cinéma français, à la singularité profonde mais non-apparente.