Pauvres humains et ballons de papier (Sadao Yamanaka, 1937)

Dans un quartier pauvre de Tokyo au XVIIIème siècle, différentes intrigues se nouent. Les suicides sont fréquents mais on se réconforte en buvant du saké entre voisins.

Classique du cinéma japonais, Pauvres humains et ballons de papier est l’œuvre la plus célèbre de Sadao Yamanaka, cinéaste considéré comme un maître par Ozu et décédé au front à l’âge de 28 ans après avoir réalisé une vingtaine de films (il en reste trois aujourd’hui). Pauvres humains et ballons de papier est une chronique de la vie dans un quartier populaire. C’est assez peu dramatisé (les évènements les plus durs ont souvent lieu hors-champ) mais théâtral et parfois encombré d’un symbolisme gros comme une maison (le titre annonce la couleur à ce niveau-là). Cependant, l’auteur compense ces artifices de fabrication par une bonne dose de truculence dans sa direction d’acteurs. Il y a ainsi un vrai mélange des registres, une bonne dose d’humour bien qu’in fine le film exprime une vision du monde franchement désespérée.

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