Le récidiviste (Straight time, Ulu Grosbard, 1978)

Un détenu libéré sur parole replonge…

Un beau film simple et réaliste. Le contexte social et les flics pourris ont leur importance dans la récidive mais l’oeuvre n’a rien du manifeste gauchiste excusant tout. L’ancien prisonnier est clairement montré comme étant un être avide et pulsionnel. S’inscrivant dans la grande tradition des récits américains, Straight time est un film behavioriste. Pas de discours plaqué, pas de simplification théorique mais une chronique qui vise à représenter de la façon la plus juste possible les actions des personnages. D’anciens braqueurs ont d’ailleurs servi de conseillers techniques. Dustin Hoffman, qui a failli réaliser le film, compose ici l’un de ses plus beaux rôles. La mise en scène est pudique, spécialement lors des moments d’intimité entre le malfrat et sa compagne. A noter finalement que ce film sorti la même année que Darkness on the edge of town est un des plus parfaits équivalents cinématographiques à une chanson de Bruce Springsteen.

Falling in love (Ulu Grosbard, 1984)

Histoire d’adultère entre deux quadra new-yorkais.

Ce n’est pas terrible, un peu niais et très conventionnel. Grâce notamment aux excellents acteurs, il y a tout de même quelques jolies séquences avec un peu de vérité dedans (c’est heureusement plus charnel que Brève rencontre dont ça s’inspire fortement).