L’or du Cristobal (Jacques Becker et Jean Stelli, 1940)

Un second débarqué dans un pays exotique après avoir fricoté avec la femme du capitaine s’allie avec le potentat local pour dérober la cargaison d’or de son ancien navire.

On comprend que le grand Jacques Becker ait plus ou moins escamoté son premier long-métrage, abandonné en cours de route et achevé par Jean Stelli, de sa filmographie. Non seulement, c’est une ineptie mais de plus, toutes les scènes potentiellement spectaculaires ont lieu hors-champ et sont racontées a posteriori par des témoins (on imagine aisément les problèmes ayant pesé sur la production). Le cabotinage de Charles Vanel en général Tapioca est parfois amusant et  on peut voir la rare et belle Conchita Montenegro. C’est tout.

Vous n’avez rien à déclarer? (Clément Duhour, 1959)

Convoitant l’épouse, un professeur de chant sabote le mariage arrangé entre la fille d’un député radical et le fils d’un comte en provoquant l’impuissance de l’époux.

Troisième adaptation de la pièce de Hennequin et Veber. L’assistant de Guitry que fut Clément Duhour ne cherche pas à camoufler les origines théâtrales de son script mais l’inventivité de son déroulement, la variété du comique (c’est un vaudeville vaguement satirique avec des notations absurdes très prononcés) et, surtout, une distribution presque à la hauteur de la version des années 30, grâce à la présence d’extravagants géniaux tel Darry Cowl, qui s’en donne à coeur joie font de ce Vous n’avez rien à déclarer? une comédie qui certes ne vole pas haut mais qui amuse beaucoup.