Les croisades (Cecil B.DeMille, 1935)

Partant à la troisième croisade, Richard Coeur de Lion épouse la fille du roi de Navarre pour que son père fournisse de la nourriture à son armée.

Malgré d’impressionnantes séquences de batailles, l’écriture de ce film est foncièrement théâtrale. En plus de disposer du lyrisme spectaculaire et sacré propre à DeMille, Les croisades surprend agréablement avec ses scènes de comédie de remariage (rappelons que DeMille inventa le genre autour de 1918) et une belle hauteur de vue quant au conflit Chrétienté/Islam mais est desservi par le trop apparent carton-pâte des décors, l’absence de charisme de Henry Wilcoxon (qui joue Richard Coeur de Lion) et un découpage heurté, peinant à instaurer fluidité et naturel au récit d’une grande hétérogénéité.

Les aventures fantastiques du baron Münchhausen (Josef Von Baky, 1943)

Au XVIIème siècle à travers l’Europe, les aventures du baron de Münchhausen à qui Cagliostro donna des pouvoirs magiques.

L’imagerie et les trucages à la Méliès sont parfois charmants mais la mollesse du rythme, la platitude étriquée des plans et la laideur des comédiens empêchent la fantaisie de nous accrocher comme dans un bon équivalent hollywodien.