La moisson/Le retour de Vassili Bortnikov (Vsevolod Poudovkine, 1952)

De retour de la Grande guerre patriotique, un commissaire au plan agricole s’aperçoit qu’en son absence, sa femme s’est installée avec un de ses amis.

L’interaction dialectique entre drame intime et problème politique de rendements agricoles ainsi que la beauté des images rurales rendent ce film de propagande plus intéressant qu’il n’y paraît.

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La fin de Saint-Pétersbourg (Vsevolod Poudovkine, 1927)


Le début de la révolution de 1917 vu à travers un ouvrier récemment arrivé à Saint-Pétersbourg.

Lamentable film où Poudovkine accumule les « images-chocs » sans prendre le temps de donner une quelconque épaisseur aux personnages et aux situations. Le montage fait office de marteau-piqueur sur la cervelle du spectateur. Contrairement à La mère, La fin de Saint-Pétersbourg est un film tellement dépourvu de dialectique et d’évolution narrative qu’il ne peut prêcher qu’un convaincu. Contrairement à La mère, la virulence formaliste n’accompagne pas un crescendo dramatique digne de ce nom mais illustre les clichés marxistes les plus éculés. D’où la foncière hystérie du film.

Tempête sur l’Asie (Vsevolod Poudovkine, 1928)

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Un chasseur mongol qui a eu maille à partir avec des capitalistes est intronisé successeur de Gengis Khan par des impérialistes occidentaux qui espèrent ainsi le détourner du communisme.

Comme le laisse supposer ce bref synopsis, le scénario de Tempête sur l’Asie est décousu et brinquebalant. De plus, plusieurs scènes sont démesurément étirées pour le seul intérêt d’un exotisme qui a fait long feu. Le seul moment qui nous rappelle que l’auteur de La mère est derrière la caméra est le court morceau de bravoure final. Tempête sur l’Asie est donc un film très ennuyeux qui a mal vieilli.