Les ailes (William Wellman, 1927)

Une fresque sur les as de l’aviation pendant la Première guerre mondiale. Pour l’anecdote, c’est la première oeuvre à avoir obtenu l’Oscar du meilleur film. Les ficelles narratives sont très grossières (un basique triangle amoureux) et le film, à trop s’attarder sur les combats aériens, est bien trop long. Néanmoins, la mise scène est convaincante, aussi bien dans l’action que dans l’intimisme. Wellman, ancien pilote pendant la Grande guerre sait de quoi il parle. Les acteurs sont expressifs sans en faire des tonnes et les scènes de combat au sol, avec leurs centaines de figurants, sont réalisées d’une façon telle que les éventuelles transitions d’avec les stocks-shots des actualités sont imperceptibles. Wellman ou l’injection de réalisme même au sein des superproductions les plus calibrées.

Small town girl (William Wellman, 1936)

Un soir de beuverie, un noceur issu d’une bonne famille épouse une douce provinciale…Un petit peu trop long par instants, pas si conventionnel que ça du fait que ça navigue entre les genres (ça part comme une comédie…et puis en fait ce n’en est pas vraiment une). La réussite du mélange des registres tient plus à la grâce de Janet Gaynor, sublime « fille de province », un plan sur son visage suffisant à faire passer une séquence du coté de l’émotion, à insuffler une gravité que l’on n’imaginait pas qu’à un scénario à grosses ficelles. A noter la présence de James Stewart à ses débuts, dans le rôle du benêt amoureux forcément déçu.