Olivia (Jacqueline Audry, 1951)

Dans un pensionnat pour jeunes filles, une nouvelle élève découvre les troubles rivalités autour des deux fondatrices.

La délicatesse visuelle et la qualité de la distribution ont beau faire de Olivia un des films les plus aboutis de Jacqueline Audry, la mièvre opacité du roman originel demeure donc c’est profondément nul.

Baby it’s you (John Sayles, 1983)

Dans les années 60, une lycéenne se laisse séduire par un kéké d’origine italienne.

L’utilisation des chansons y est parfois illustrative mais, grâce notamment à l’aura juvénile de Rosanna Arquette et au goût de John Sayles pour les plans longs, cette bluette adolescente montre avec une belle justesse la joie spontanée d’une lycéenne qui danse devant sa glace sur les Supremes, son évolution intellectuelle entraînée par le déménagement sur un campus et le poids des classes sociales dans son premier amour.

Made in Hong-Kong (Fruit Chan, 1997)

A Hong-Kong, une petite frappe tombe amoureux d’une jeune fille atteinte de mucoviscidose.

Quelques afféteries dans le montage n’entament pas la vérité émotionnelle de ce film qui conjugue précision documentaire, désespoir social, suspense policier et romantisme adolescent dans un tourbillon virtuose au milieu duquel irradie la jeunesse magnifique de Sam Lee et Neiky Yim.

Christine (John Carpenter, 1983)

Un adolescent achète une voiture des années 50 qui tue les gens.

L’allégorie « Faust chez La fureur de vivre » est développée sans grand souci de cohérence et sans la moindre finesse; mention spéciale au personnage du garagiste dont l’abus de gros mots est affreusement caricatural. A partir d’un canevas similaire, Carrie offrait une vision de l’adolescence plus juste, moins stéréotypée. De plus, comme souvent chez John Carpenter, le rythme est un peu mou.

Cependant, les travellings sont élégants et la maîtrise plastique du cinéaste engendre de superbes morceaux de bravoure au premier rang desquels les morphings régénérants et la course de la voiture enflammée. Sa fameuse musique « atmosphérique » est également plus réussie qu’elle ne le fut. C’est donc pas si mal.