Les deux orphelines (Riccardo Freda, 1965)

Quelques années avant la Révolution française, les tristes aventures de deux orphelines, dont une aveugle, à Paris.

L’épouvantable mélodrame de Adolphe d’Ennery est rendu encore plus consternant par la nullité des acteurs et du doublage (constante malheureuse chez Freda) ainsi que par un découpage pléonastique qui accentue le ridicule des rebondissements. Exemple: gros plan sur la tronche d’ahuri de Jean Carmet au moment d’un retournement de situation censé surprendre le spectateur. Même si Valeria Ciangottini et Sophie Darès sont très jolies et que le plan où les deux duellistes sortent du château est beau, cet opus tardif de Freda est indéfendable à moins d’être amateur de « nanar ».

Les deux orphelines (Maurice Tourneur, 1933)

Sous Louis XV, les mésaventures de deux orphelines montées à Paris et abusées par divers personnages…

Le talent visuel de Maurice Tourneur ne suffit pas pour insuffler un quelconque intérêt dramatique à ce poussiéreux mélo fait de manichéisme outrancier, de personnages caricaturaux et de coïncidences grossières. L’omniprésence du studio et l’absence de plan d’ensemble des rues de Paris accentuent l’aspect essentiellement illustratif de la mise en scène. Toutefois, une scène, d’une beauté hallucinée, surprend: celle où la marâtre berce le cadavre de son fils.