Après après-demain (Gérard Frot-Coutaz, 1990)

A Belleville, un jeune homme tombe amoureux d’une couturière fantasque.

Le ton de Gérard Frot-Coutaz se retrouve dans la fantaisie discrète, la belle restitution du quartier de Belleville, la tendresse du regard et la présence de Micheline Presle et Claude Piéplu mais Anémone en tombeuse d’hommes n’est guère crédible, la mise en scène sans énergie et le scénario vraiment trop peu consistant, tant en terme de rebondissements que de caractérisation des personnages: le mixte Diagonale/comédie populaire (outre Anémone, il y a aussi Muriel Robin et Valérie Lemercier) ne convainc pas.

Un moment d’égarement (Claude Berri, 1977)

En vacances, un quadragénaire est séduit par la fille de son pote.

Les acteurs sont bons et les scènes sonnent parfois très juste mais, sous les dehors réalistes (le moment où les filles rentrent de soirée évoque carrément Pialat), la charpente est théâtrale et le récit reste au niveau de la chronique. Comparer Un moment d’égarement avec Breezy de Clint Eastwood le ravale au rang de petite chose étriquée et pusillanime.