L’hôtel du libre échange (Marc Allégret, 1934)

Dans un hôtel louche, divers personnages vont et viennent le temps d’une nuit.

Adaptation de Feydeau. C’est ouvertement théâtral et délibérément idiot (le gag du chapeau…) mais le but est atteint: on se marre. Il faut dire que l’enchevêtrement comique final relève du génie et que les acteurs sont impeccables; Saturnin Fabre, en père de quatre jeunes filles qui devient bègue quand il pleut, est mon préféré.

L’homme du jour (Julien Duvivier, 1937)

Après avoir donné son sang à une grande actrice, un électricien tente de réaliser ses ambitions dans la chanson.

La rencontre entre Maurice Chevalier, de retour d’Amérique, et Julien Duvivier, alors au sommet de sa carrière, aurait pu laisser présager un grand film. Malheureusement, si le sujet -en gros, les rêves qui demeurent inaccessibles en dépit des illusions- paraissait idéalement convenir à l’auteur de La fin du jour, le produit fini déçoit à cause d’un scénario médiocre et d’une vedette sympathique mais crédible ni en électricien ni en mauvais chanteur (l’astuce finale ne fait que redoubler ce hiatus). Reste quelques piques précurseuses contre le quart d’heure de célébrité warholien ainsi que la jolie mélancolie des séquences avec la vendeuse de fleurs.