La fille du magicien (Claudine Bories, 1988)

Sur le point de retrouver son père, la fille d’un prestidigitateur rencontre un aviateur-cambrioleur…

La fantaisie propre aux films Diagonale est présente mais le film est dénué de cohésion et de souffle dramatique faute de vigueur et de conviction dans la mise en scène. Un ratage.

Mon homme (Bertrand Blier, 1996)

Une prostituée au grand coeur recueille un clochard qui devient son maquereau.

C’est nul. La mécanique Blier donne l’impression de tourner à vide. La truculence qui équilibrait le côté abstrait dans ses meilleurs films n’est plus là. Il y a toujours beaucoup de sexe mais les scènes sont systématiquement auréolées d’un apparat de gravité. D’une manière générale, Mon homme est plombé par une emphase perpétuelle. Celle-ci se manifeste d’abord par des dialogues qui n’ont plus la verdeur d’antan. L’emphase est aussi appuyée par la musique de Gorecki déja utilisée par Pialat dix ans auparavant dans Police.