White dawn (Philip Kaufman, 1974)

A la fin du XIXème siècle, trois pêcheurs échoués sur la banquise sont recueillis par des Inuits.

L’intérêt provient des scènes pseudo-documentaires sur un peuple rarement vu au cinéma, nombreuses et variées, plutôt que de l’intrigue, assez faible. Parfois, les deux aspects s’interpénètrent, comme dans l’initiation à la pêche au phoque ou lors du panoramique montrant le piteux retour des occidentaux en même temps qu’il nous fait découvrir le camp dans sa globalité. Ce sont les meilleurs moments du film.

Le plus fort (Alf Sjöberg et Axel Lindholm, 1929)

Deux chasseurs de phoque aiment la même femme.

Typique des dernières années du cinéma muet, la mise en scène est subtile et se passe souvent de cartons pour retracer l’évolution du drame. Dix ans après Les proscrits, la dimension paysagiste propre à l’école suédoise est poussée à son paroxysme et d’admirables séquences, dignes de Flaherty, sont consacrées à la chasse aux phoques et aux ours. Toutefois, quelques faiblesses de rythme traduisent un manque de condensation narrative tandis que, dépourvues de lignes verticales voire de lignes d’horizon, les images de banquise accentuent la sensation de monotonie. Le plus fort n’en demeure pas moins un film estimable.