He got game (Spike Lee, 1998)

Un détenu se voit offrir par le gouverneur une possibilité de liberté conditionnelle s’il convainc son fils, meilleur espoir du basket américain, d’entrer à l’université de l’état.

Le lourd secret entre le père et le fils fait de He got game, fondamentalement, un drame familial. Le récit part un peu dans tous les sens, certaines scènes tirent en longueur, le point de vue est plus sentimental que critique (même si les dessous du basket américain sont brocardés), la pompière musique de Aaron Copland hyperbolise les scènes de basket et le dénouement manque de crédibilité. Toutefois, l’élan lyrique de la réalisation transfigure cette dialectique familialo-sportive attendue mais belle.

Basketteuse n°5 (Xie Jin, 1957)

Un entraîneur de basket retrouve dans sa nouvelle équipe la fille de son ancienne fiancée…

Comme les mélos de Douglas Sirk: des situations de roman-photo pour raconter un amour brisé par les conventions sociales. Les couleurs pastel, la naïveté directe de la narration, la fraîcheur des jeunes sportives, le couple attendrissant formé par les vieux amoureux, le happy-end de bon ton…sont autant de qualités qui contribuent à faire de la Basketteuse n°5 un film rond et attachant.