Le désir et la corruption (Crime and passion/Ace Up My Sleeve, Ivan Passer, 1976)

En Autriche, un financier au bord de la ruine arrange le mariage de sa maîtresse avec un riche client.

Cette adaptation de James Hardley Chase commence à la manière d’une comédie de Lubitsch, se poursuit comme un vaudeville et s’achève dans un huis-clos macabre. C’est globalement laborieux faute de profondeur aussi bien que de rigueur dans l’écriture mais quelques trouvailles fantaisistes empêchent le total désintérêt. Dans une telle confusion, les acteurs ne semblent pas à l’aise, à commencer par Omar Sharif. Il y a pourtant quelques jolis moments où les personnages se mettent à exister, tel la fin. La musique de Vangelis est pas mal. Ace up my sleeve est un film plus original que réussi mais les amateurs d’Ivan Passer peuvent y consacrer une heure et demi de leur temps.

La chatte (Henri Decoin, 1958)

Sous l’Occupation, une résistante est retournée par un agent de l’AbWehr amoureux d’elle…

Très inégal. Deux scènes d’action sèches et percutantes encadrent un film médiocre: les conventions dramatiques préférées à la vérité documentaire sur les réseaux de résistance ainsi que l’absence de finesse dans la mise en scène nuisent gravement à la crédibilité des situations représentées. Certaines scènes, tel l’empoisonnement avorté, sont carrément risibles au lieu d’être palpitantes. Françoise Arnoul est mignonne.