L’amour chante et danse (Holiday inn, Mark Sandrich, 1942)

Un chanteur que sa fiancée à quitté pour son collègue danseur quitte le show-business et ouvre une auberge dans le Connecticut.

C’est de la façon la plus stupide que la cohabitation des deux stars a été gérée: prétexté par chaque jour férié de l’année (les « holidays » du titre), un numéro de chant succède à un numéro de danse. Cela rend évidemment la narration très programmatique. On se doute bien que le récit est le cadet des soucis des fabricants de L’amour chante et danse mais j’ai connu des comédies musicales qui déroulaient moins laborieusement leur conventionnelle intrigue. Heureusement, Fred Astaire danse, Bing Crosby est suave et la direction artistique de la Paramount tranche plaisamment d’avec l’aridité visuelle de la RKO. Mais quand même, gare au diabète!

La diligence vers l’Ouest (Stagecoach, Gordon Douglas, 1966)

Une diligence avec à son bord une prostituée, un bandit, un docteur alcoolique, un banquier, et un joueur part vers l’Ouest à travers les territoires indiens…

Remake habile et parfaitement inintéressant du grand classique de John Ford. Les vertus de concision de l’original ont laissé place à une lourde explicitation des caractères et des enjeux dramatiques, bien dans l’air du temps.

Une seconde jeunesse (High time, Blake Edwards, 1960)

Un Américain quinquagénaire décide d’aller à l’université pour obtenir un diplôme.

L’argument promettait une comédie sympathique mais le traitement est trop pusillanime pour susciter le moindre enthousiasme. Faute d’une caractérisation des personnages digne de ce nom, le sujet de la nostalgie de la jeunesse n’est pas traité et, d’un puritanisme typiquement américain, le scénario élude ce qui aurait pu être piquant dans la situation de ce quinqua plongé au milieu des étudiants et surtout des étudiantes. Les gags sont nombreux mais faibles. Les fondus entre les séquences sont originaux et c’est à noter. High time n’est rien de plus qu’un inconséquent véhicule pour Bing Crosby alors vieillissant mais toujours aimable.